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La foule

Paroles: Enrique Dizeo adapt fr: Michel Rivgauche. Musique: Angel Cabral 1953

Titre originaclass="underline" "Amore de mis amores"

autres interprètes: Armand Mestral (1958) Paco (en espagnol 1988)

Je revois la ville en fête et en délire Suffoquant sous le soleil et sous la joie Et j'entends dans la musique les cris, les rires Qui éclatent et rebondissent autour de moi Et perdue parmi ces gens qui me bousculent Étourdie, désemparée, je reste là Quand soudain, je me retourne, il se recule, Et la foule vient me jeter entre ses bras…
Emportés par la foule qui nous traîne Nous entraîne Écrasés l'un contre l'autre Nous ne formons qu'un seul corps Et le flot sans effort Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre Et nous laisse tous deux Épanouis, enivrés et heureux.
Entraînés par la foule qui s'élance Et qui danse Une folle farandole Nos deux mains restent soudées Et parfois soulevés Nos deux corps enlacés s'envolent Et retombent tous deux Épanouis, enivrés et heureux…
Et la joie éclaboussée par son sourire Me transperce et rejaillit au fond de moi Mais soudain je pousse un cri parmi les rires Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras…
Emportés par la foule qui nous traîne Nous entraîne Nous éloigne l'un de l'autre Je lutte et je me débats Mais le son de sa voix S'étouffe dans les rires des autres Et je crie de douleur, de fureur et de rage Et je pleure…
Entraînée par la foule qui s'élance Et qui danse Une folle farandole Je suis emportée au loin Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole L'homme qu'elle m'avait donné Et que je n'ai jamais retrouvé…

La goualante du pauvre Jean

Paroles: René Rouzaud

Ésgourdez rien qu'un instant La goualante du pauvre Jean Que les femmes n'aimaient pas Mais n'oubliez pas Dans la vie y a qu'une morale Qu'on soit riche ou sans un sou Sans amour on n'est rien du tout (On n'est rien du tout)
Il vivait au jour le jour Dans la soie et le velours Il piaussait dans de beaux draps Mais n'oubliez pas Dans la vie on est peau de balle Quand notre coeur est au clou Sans amour on n'est rien du tout (On n'est rien du tout)
Il bectait chez les barons Il guinchait dans les salons Et lichait tous les tafias Mais n'oubliez pas Rien ne vaut une belle fille Qui partage notre ragoût Sans amour on n'est rien du tout (On n'est rien du tout)
Pour gagner des picaillons Il fut un méchant larron On le saluait bien bas Mais n'oubliez pas Un jour on fait la pirouette Et derrière les verrous Sans amour on n'est rien du tout (On n'est rien du tout)
Ésgourdez bien jeunes gens Profitez de vos vingt ans On ne les a qu'une fois Et n'oubliez pas Plutôt qu'une cordelette Mieux vaut une femme à son cou Sans amour on n'est rien du tout (On n'est rien du tout)
Et voilà mes brave gens La goualante du pauvre Jean Qui vous dit en vous quittant Aimez-vous…

La java de Cézigue

Paroles: Groffe. Musique: Eblinger 1936

Cézigue est un p'tit bonhomme Aux joues joufflues comme une pomme Qui joue l'accordéon Le soir chez un bougnat de la rue d'Charenton. Hop! Faut l'voir avec sa casquette Mise à la casseur d'assiettes Et son p'tit bout d'mégot Qui l'fait sans arrêt clignoter des carreaux. Moi, d'habitude, la musique, C'est rigolo, ça me donne envie d'roupiller, Ça me rend neurasthénique Et j'me sens pas du tout pour gambiller. Ah oui, mais quand c'est l'p'tit Cézigue En bras d'chemise qui fait l'zigue. Il tire des sons d'son accordéon. Ça fiche le frisson. On vous corne dans les oreilles Que les javas sont toutes pareilles. Et ben ceux qui disent ça C'est qu'ils connaissent pas Cézigue et sa java. Hop!
Quand l'Cézigue a fait une touche, La môme n'attrape pas les mouches Et la carrée d'l'hôtel Devient subitement la succursale du ciel Et puis après, le béguin s'tasse. Pour un mot qui n'est pas en place, C'est fini d'rigoler. Cézigue s'est déguisé En machine bosselée. Quand un monsieur ordinaire Corrige une dame parce qu'il a les nerfs agacés, Ça change de place la poussière Et, cinq minutes après, tout est classé. Ah! Ah oui, mais quand c'est l'p'tit Cézigue En bras d'chemise qui fait l'zigue, Il fout des gnons, Oh cré nom de nom, Quelle distribution! On vous corne dans les oreilles Que les javas sont toutes pareilles. Eh ben ceux qui disent ça, C'est qu'ils connaissent pas Cézique et sa java. Hop!
Vous pensez bien que Cézigue Ne sort pas d'une caisse de piques Comme on le demande partout. Qu'il fasse n'importe quoi, C'est jamais pour des sous Ni pour être tout comme les potes. On remet ça à la belote Ou bien sur un toquard Qui fait sur la pelouse De grands coups de Trafalguard. Mais non! Ah! Non pour une année à la planque Sans avoir fait la Bugatti Comme un gigolo, Il a un compte à la banque Et une belle petite crèche au bord de l'eau. Aussi, quand on voit Cézigue En bras de chemise qui fait l'zigue Sans attiger, Même les étrangers Disent: "Il sait nager". On vous corne dans les oreilles Que la vie n'est pas une merveille. Hah! Eh ben ceux qui disent ça, C'est qu'ils connaissent pas Cézigue et sa java. Hop!

La Julie jolie

Paroles: G.Couté. Musique: L.Daniderff 1936

A la luée de la Saint-Jean, Un fermier qui se raclait des rentes Dans le champ de misère des pauvres gens Alla s'enquérir d'une servante. Après avoir hoché longtemps Pour quatre paires de sabiots par an Avec la croûte, et puis le logement, Il fit embauche de la Julie, La Julie, qu'était si jolie…