Le diable de la Bastille
Paroles: Pierre Delanoë. Musique: Charles Dumont 1962
C'est incroyable mais vrai,
Invraisemblable mais vrai.
C'est le diable qui dansait
Au quatorze juillet,
Place de la Bastille.
C'est incroyable mais vrai,
Invraisemblable mais vrai.
Il savait bien, le malin,
Qu'il tenait dans ses mains
Le destin d'une fille
Car il est joli garçon,
Il connaît bien la chanson.
A la flamme des lampions,
Au son d' l'accordéon,
Il est méconnaissable
Et la fille n'a rien vu.
Elle ne l'a pas reconnu.
Tourbillonnant dans ses bras,
Elle trouvait, ce soir-là,
Que c'était formidable.
A dix-huit ans, on a le droit
De se tromper à ce point-là
Tant le démon a l'air si bon.
On peut l'aimer sans se damner.
C'est incroyable mais vrai,
Invraisemblable mais vrai.
C'est le diable qui dansait
Au quatorze juillet,
Place de la Bastille.
C'est incroyable mais vrai,
Invraisemblable mais vrai.
Il savait bien, le malin,
Qu'il tenait dans ses mains
Le destin d'une fille.
Vraiment, il se régalait,
Il rigolait, rigolait.
Puisque la vie était belle,
Elle trouvait naturel
Qu'il ait envie de rire.
Elle s'est abandonnée.
C'était vraiment bon marché,
C'était vraiment trop facile,
Une âme aussi docile.
'y avait pas de quoi rire.
C'est incroyable mais vrai.
C'est le diable qui dansait,
C'est le diable qui riait,
C'est le diable que j'aimais.
Le diable que j'aimais…
Le diable que j'aimais…
Le diable que j'aimais…
Le disque usé
Paroles et Musique: Michel Emer 1945
Impasse de la gouttière,
Dans la ruelle aux mat'lots
Où n'entre pas la lumière,
Y a un vilain caboulot.
La figure triste et pâle,
Une servante aux yeux bleus
Rêve aux plus belles escales
Et à des ciels merveilleux.
Chaque sifflet des bateaux
Lui dit: "Ton attente est vaine."
Mais, dans un coin, un phono
Chante sa vieille rengaine.
"Tant qu'y a d'la vie, y a d'l'espoir.
Vos désirs, vos rêves
Seront exaucés un soir.
Avant que votre vie s'achève,
Le bonheur viendra vous voir.
Il faut l'attendre sans trêve.
Chassez les papillons noirs.
Tant qu'y a d'la vie, y a d'l'espoir."
Il était beau comme un ange,
Des cheveux blonds comm' le miel.
Son regard était étrange,
Plus bleu que le bleu du ciel.
Il appela la servante
Et lui dit: "Je te cherchais."
Elle répondit, tremblante:
"Y a longtemps que j'attendais."
Il l'a serrée dans ses bras,
"Quand je serai capitaine…"
Et le vieux disque, tout bas,
Chante sa vieille rengaine.
"Tant qu'y a d'la vie, y a d'l'espoir.
Vos désirs, vos rêves
Seront exaucés un soir.
Avant que votre vie s'achève,
Le bonheur viendra vous voir.
Il faut l'attendre sans trêve.
Chassez les papillons noirs.
Tant qu'y a d'la vie, y a d'l'espoir."
Impasse de la gouttière,
Dans la ruelle aux mat'lots
Où n'entre pas la lumière,
Y a un vilain caboulot.
Elle attend, fière et hautaine,
Elle attend, depuis vingt ans,
Elle attend son capitaine,
Et son regard est confiant.
Chaque sifflet des bateaux
Lui dit: "Ton attente est vaine."
Mais elle écout' le phono
Raclant sa vieille rengaine.
Tant qu'y a d'la vie y a d'l'esp…
Y a d'l'esp…
Y a d'l'esp…
Vos désirs, vos rêves
Seront exaucés un soir.
Avant que votre vie s'achève,
Le bonheur viendra vous voir.
Il faut l'attendre sans trêve.
Chassez les papillons noirs.
Tant qu'y a d'la vie y a d'l'esp…
Tant qu'y a d'la vie y a d'l'esp…
Tant qu'y a d'la vie y a d'l'esp…
Le droit d'aimer
Paroles: Robert Nyel. Musique: Francis Laï 1962
Qu'ils se lèvent ou qu'ils meurent,
Ces soleils rouges ou gris,
Et que tournent les heures
Et que passe la vie
A la face des hommes,
Au mépris de leurs lois,
Jamais rien ni personne
M'empêchera d'aimer.
J'en ai le droit d'aimer.
J'en ai le droit.
A la face des hommes,
Au mépris de leurs lois,
Jamais rien ni personne
M'empêchera d'aimer.
A souhaiter des noces
Comme celles des gosses
En âge de l'amour
Je l'ai voulu, ce droit!
Par des matins d'ivresse
Et des nuits de détresse,
Luttant pour cet amour,
Je l'ai conquis, ce droit!
Par la peur de tout perdre,
Au risque de me perdre,
Pour que vive l'amour,
Je l'ai payé, ce droit!
Bien que le temps n'efface
Ni les deuils ni les joies,
Quoi qu'on dise ou qu'on fasse,
Tant que mon cœur battra,
Quelle que soit la couronne,
Les épines ou la croix,
Jamais rien ni personne
M'empêchera d'aimer…
J'en ai le droit d'aimer.
J'en ai le droit…
A la face des hommes,
Au mépris de leurs lois,
Jamais rien ni personne
M'empêchera d'aimer…
De t'aimer…
D'être aimée… D'être aimée…
Le fanion de la légion
Paroles: Raymond Asso. Musique: Marguerite Monnot 1936
autres interprètes: Edith Piaf (1937)
Tout en bas, c'est le Bled immense
Que domine un petit fortin.
Sur la plaine, c'est le silence,
Et là-haut, dans le clair matin,
Une silhouette aux quatre vents jette
Les notes aiguës d'un clairon,
Mais, un coup de feu lui répond.
Ah la la la, la belle histoire.
Y a trente gars dans le bastion,
Torse nu, rêvant de bagarres,
Ils ont du vin dans leurs bidons,
Des vivres et des munitions.
Ah la la la, la belle histoire.
Là-haut sur les murs du bastion,
Dans le soleil plane la gloire
Et dans le vent claque un fanion.
C'est le fanion de la légion!