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Le métro de Paris

Paroles: Michel Rivgauche. Musique: Claude Léveillée 1960

Des escaliers mécaniques, Portillons automatiques, Couloirs de correspondance, Heures de pointe et d'affluence, Portières en mosaïque, Labyrinthe fantastique Et toujours, en courant, Des gens qui vont et viennent, Et encore, en courant, Les mêmes gens qui reviennent Et le métro qui flânait sous Paris, Doucement s'élance et puis s'envole, S'envole sur les toits de Paris.
Des midinettes qui trottinent, Des ouvriers qui cheminent, Des dactylos qui se pressent, Des militaires qui s'empressent, Des employés qui piétinent, Des amoureux qui butinent Et toujours, en courant, Des gens qui vont et qui viennent, Et encore, en courant, Le mêmes gens qui reviennent Et le métro qui flânait sous Paris, Doucement s'élance et puis s'envole, S'envole sur les toits de Paris.
Des escaliers mécaniques, Portillons automatiques, Des bruits de pas qui résonnent Dans les couloirs monotones, Basilique fantastique Dans le faubourg électrique, Le métro de Paris, Gigantesque ver luisant Sur les toits de Paris, A tissé des fils d'argent Et, doucement, Il s'étire sur les toits de Paris Et glisse, glisse, glisse, glisse, glisse…

Le petit brouillard

Paroles: Jacques Plante. Musique: Francis Laï 1962

Toujours ce sale petit brouillard, Toujours ce sale petit cafard Qui vous transperce jusqu'aux os Et qui se colle à votre peau.
Il me semble le voir encore, Le soir où son copain du port Lui apporta le faux passeport Et son visa pour Buenos Aires. J'ignore ce qu'il avait fait. Je n'avais compris qu'une chose: Que sa dernière chance était Qu'il prenne ce navire à l'aube Et quand vint l'heure du départ, Je reçus son dernier regard Dans le petit matin blafard, Déchiré par les sirènes.
Toujours ce sale petit brouillard, Toujours ce sale petit cafard Qui nous transperce jusqu'aux os Et qui se colle à votre peau.
La passerelle était levée Et c'est quand je l'ai cru sauvé Que des hommes sont arrivés Et l'on fait redescendre à terre. J'ignore ce qu'il avait fait Mais, pour ne pas me compromettre, Il passa menottes aux poignets Sans avoir l'air de me connaître Et depuis qu'ils l'ont emmené, Je pense à lui des jours entiers En regardant les longs courriers Diminuer et disparaître.
Toujours ce sale petit brouillard, Toujours ce sale petit cafard, Toujours ce sale petit brouillard, Toujours ce sale petit cafard, Toujours ce sale petit brouillard, Toujours ce sale petit cafard…

Le petit homme

Paroles: Henri Content. Musique: Marguerite Monnot 1946

Il y avait de tous les jours, Il y avait le chahut des carrefours Et puis les gens qui achetaient leurs journaux Et puis tous ceux qui prenaient le métro, Il y avait la parade des boulevards, Les boniments du vieux camelot bavard Et se mirant dans l'eau sale des ruisseaux, Le ciel d'avril qui faisait le gros dos.
Il y avait un petit homme Qui s'en allait à pas comptés. Il avait l'air bien économe, Le petit homme… Avec son vieux veston râpé Mais il avait une maîtresse Qui lui coûtait beaucoup d'argent. Elle lui vendait sa belle jeunesse Et des caresses Que le petit homme payait comptant… Il y avait sa vie des samedis soirs. Il y avait l'escalier, le couloir. Il y avait la porte tout au bout Et puis deux bras attachés à son cou. Il y avait des fleurs sur le piano. Il y avait la blancheur des rideaux Et puis des heures sur le grand divan bleu Et puis tout ça qui le rendait heureux.
Il y a eu la porte close Avec un mot passé dessous, Joli papier bordé de roses Pour dire des choses Que l'on comprend du premier coup. Un petit homme qu'on abandonne Ne peut rien faire que s'en aller. Dans la rue froide où tout résonne Et sans personne Tout à fait seul, pour mieux pleurer.
Il y avait la vie de tous les jours Qui continuait sa fanfare de toujours. Il y avait les valses des phonos Qui éclataient en sortant des bistrots. Il y avait un garçon qui chantait. Il y avait une fille qui riait Et puis la ronde de l'amour merveilleux Et le petit homme Qui pleurait au milieu…

Le petit monsieur triste

Paroles: Raymond Asso. Musique: Marguerite Monnot 1939

Le petit monsieur triste Qui ne sort que la nuit A de très gros ennuis Mais c'est un égoïste: Il les garde pour lui Et tous les gros ennuis Du petit monsieur triste Le suivent dans la nuit, Courent derrière lui, Galopent sur la piste Du petit monsieur triste Qui a des tas d'ennuis.