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Les bleuets d'azur Dans les grands blés murs Nous font des clins d'œil Au bord du clocher La pie vient percher Sa robe de deuil Seul, le vent du mois d'août A les yeux si doux Qu'on en boirait bien Et l'herbe d'amour Se fait de velours Au creux de mes reins

{Refrain:}

Attention, mon gars! Ce n'est pas toujours Qu'on fait de l'amour Avec ces trucs-là…! Attention, mon gars! Fais-toi des yeux bleus Autant que tu veux, Mais ne gamberge pas…
Dans tes cheveux bruns Je plonge mes mains Je vois le soleil C'est l'instant perdu Toujours attendu Mais jamais pareil Et tandis qu'au ciel Le silence est tel Qu'on l'entend crier Dans tes yeux qui battent La vie est si bath Que j'en suis noyée…

{au Refrain}

Pour voir si ça va Patientons jusqu'à dimanche prochain Les bleuets d'azur Dans les grands blés murs Nous attendront bien Le vent du mois d'août Sera bien plus doux La deuxième fois Et l'herbe d'amour Sera là toujours Quand on reviendra…
Mais, tu vois, mon gars, J'avais bien raison De faire attention… Je gamberge déjà! Qui peut dire, mon gars, Si l'on reviendra… Si l'on reviendra… Si l'on reviendra… Si l'on reviendra…

Les blouses blanches

Paroles: Michel Rivgauche. Musique: Marguerite Monnot 1960

Ça fera bientôt trois années, Trois années qu'elle est internée, Oui, internée avec les fous… Avec les fous…
C'est à cause d'eux si elle est là, Seulement voilà, on ne la croit pas, Mais un jour ça va éclater: la Vérité! Alors comme elle en a assez de pleurer, De toutes ses forces elle se met à crier: "Mais puisque j'vous dis que j'suis pas folle, vous m'entendez?! J'suis pas folle! J'suis pas folle!! J'suis pas folle!!!"
…Et à chaque fois y a les blouses blanches… Encore et toujours les blouses blanches… Elles lui disent: "Non, vous n'êtes pas folle!" …pas folle……pas folle…
Les blouses blanches… Elle aussi, elle en a eu une blouse blanche, Ah non! C'était une robe… Une petite robe blanche… Une petite robe blanche avec des fleurs, Y avait du soleil tout autour des fleurs, Et dans sa main à elle, y avait une main: Une belle main avec des doigts qui chantaient… Qui chantaient… Qui chantaient…
Ah! Encore les blouses blanches!…
Ça fera bientôt huit années Huit années qu'elle est internée Oui, internée avec les fous… Avec les fous…
Un grand trait sur les huit années Tout comme si rien n's'était passé Une nuit elle ira leur voler leurs huit années… Tiens! V'là la main comme le jour d'la robe blanche… Mais pourquoi qu'elle a mis toutes ces blouses blanches? Non! Puisque j'vous dis que j'suis pas folle, vous m'entendez? J'suis pas folle! Je suis pas folle!! J'suis pas folle!!! Vous voyez bien que c'était vrai… Moi je savais qu'elle reviendrait… la main… La belle main qui riait… riait… riait…
On s'aimera toujours… Mon amour… Aha! Toujours… Aha! Mon amour… Ahaha!!… Toujours!… Ahahaha!!!…

Les croix

Paroles: Louis Amade. Musique: Gilbert Bécaud 1952

autres interprètes: Gilbert Bécaud (1953), Edith Piaf (1953), Juliette Gréco (1955), Damia (1956), Claire Clément

Mon Dieu, qu'il y en a des croix sur cette terre Croix de fer, croix de bois, humbles croix familières Petites croix d'argent pendues sur des poitrines Vieilles croix des couvents perdues parmi les ruines
Et moi, pauvre de moi, j'ai ma croix dans la tête Immense croix de plomb vaste comme l'amour J'y accroche le vent, j'y retiens la tempête J'y prolonge le soir et j'y cache le jour
Et moi, pauvre de moi, j'ai ma croix dans la tête Un mot y est gravé qui ressemble à "souffrir" Mais ce mot familier que mes lèvres répètent Est si lourd à porter que j'en pense mourir
Mon Dieu qu'il y en a sur les routes profondes De silencieuses croix qui veillent sur le monde Hautes croix du pardon dressées vers les potences Croix de la déraison ou de la délivrance
Et moi, pauvre de moi, j'ai ma croix dans la tête, Immense croix de plomb vaste comme l'amour J'y accroche le vent, j'y retiens la tempête J'y prolonge le soir et j'y cache le jour
Mais moi, pauvre de moi, j'ai ma croix dans la tête Un mot y est gravé qui ressemble à "souffrir" Mais ce mot familier que mes lèvres répètent Est si lourd à porter que j'en pense mourir

Les deux copains

Y avait une fois deux bons copains Poil dans la main, rien dans la poche Mais des tas d'choses dans la caboche Qui s'en allaient par les chemins Y avait un p'tit et puis un grand Le p'tit avait l'intelligence Le grand il avait la puissance Dans les coups durs, y s'mettait d'vant Et tous les deux Le p'tit et l'grand Le coeur joyeux allaient chantant Bras d'ssus bras d'ssous comme des fous
Tralalala, on s'en va Mais un jour on reviendra On aura beaucoup bu Et beaucoup retenu Rien qu'avec nos souv'nirs On pourra s'enrichir Tralalala, on s'en va Mais un jour on reviendra
Ils eurent soif, ils eurent faim Crevèrent de froid, firent naufrage S'remplirent la tête d'un tas d'mirages S'collèrent des ampoules plein les mains Ils s'en allaient tout droit d'vant eux Passant de l'Europe en Afrique Et puis de là en Amérique Les v'la un jour rev'nus chez eux Et tous les deux Le p'tit et l'grand Le coeur joyeux allaient chantant Bras d'ssus bras d'ssous comme des fous
Tralalala, nous voilà C'est assez roulé comme ça Approchez, les amis On a vu du pays Rien qu'avec nos souv'nirs On va vous enrichir Tralalala, nous voilà C'est assez roulé comme ça