Elle retourne vingt ans en arrière.
Comme ils s'aimaient, il y a vingt ans,
Mais ses parents hélas, le refusèrent.
Il n'avait pas un sou vaillant.
"Je reviendrai fortune faite."
Lui a-t-il dit. "Je t'attendrai.
Je veux aussi que tu promettes
Que tu ne m'oublieras jamais."
Il est parti – les mois, les années passent.
Elle est toute seule devant la vie.
Beauté, fraîcheur, jeunesse…tout s'efface
Et plus d'argent, donc plus d'amis…
Les voyageurs arrivant du Mexique,
Ah le voilà! Comme il est grand!
Ses tempes grises lui donnent l'air poétique.
Il est plus beau qu'il y a vingt ans.
Elle est toute pâle et ses mains brûlent.
Comme il bat fort son pauvre cœur.
Il vient vers elle, il la bouscule.
"J'vous demande pardon!… Dites-moi, porteur!
Je cherche une dame élégante et très belle.
De grands yeux bleus, des cheveux blonds,
Plutôt petite… Attendez! J'crois que c'est elle…
Ah! Non, ce n'est pas elle…
J'vous demande pardon!…"
Vous n'auriez pas vu une dame blonde –
Elégante – très belle –
Vous n'auriez pas vu une dame blonde –
Elégante – très belle –
Vous n'auriez pas vu…
Toi qui sais
Paroles et Musique: Michel Emer 1956
Tu m'as dit: "Reprenons notre liberté.
C'est fini, il vaut beaucoup mieux nous quitter
Et refaire sa vie chacun de son côté.
Voici la fin d'un long poème…"
Je t'ai dit: "C'est bien! Mais il faut m'aider:
'y a quelqu'un qui m'aime et m'attend à côté.
Il ne veut pas croire que je peux l'aimer,
L'aimer…autant qu'il m'aime…"
Toi qui sais comment je suis quand je suis amoureuse,
Dis-lui…
Toi qui sais comment je suis lorseque je suis heureuse,
Dis-lui…
Rassemble tous nos souvenirs
Et puis va-t-en lui dire
Comme nous avons pu rire
Ensemble…
Toi qui sais combien je suis fidèle à mon amour,
Dis-lui…
Va lui dire comment aimer ce grand amour,
Va lui dire que ce fut le plus beau des jours.
Raconte-lui comment tu m'avais fait la cour
Et que c'était un beau dimanche.
Va lui dire l'éblouissement de nos matins
Et comment nous vivions, la main dans la main.
Nos baisers qui ne connaissaient pas de fin
Et puis nos folles nuits blanches…
Toi qui sais comment je suis quand le printemps est là,
Dis-lui…
Toi qui sais comment je suis quand tu es dans mes bras,
Dis-lui…
Insiste! Dis-lui notre vie
Et puis surtout, dis-lui
Que loin de toi, je suis triste…
Toi qui sais que mon amour pour toi
Jamais ne finira…
Ne lui dis pas…
Je t'en supplie…
Ou bien… dis-lui…
Toi, tu l'entends pas
Paroles: Pierre Delanoë. Musique: Charles Dumont 1962
Toi, tu n'entends pas,
Toi, tu n'entends pas
Cette fête
Dans ma tête.
Toi, tu les vois pas,
Tous ces millions de chandelles
Qui brûlent dans ma cervelle.
Toi, tu n'entends pas,
Toi, tu n'entends pas.
C'est trop bête,
C'est trop bête.
Toi, tu n'entends pas
Cet orchestre gigantesque
Puisque il ne joue que pour moi.
Toi, tu n'entends pas,
Toi, tu n'entends pas
Cette foule
Qui me soûle
De ses cris de joie,
Qui dansent carmagnole
Et chantent des choses folles.
Toi, tu n'entends pas,
Toi, tu n'entends pas
La vacarme
Qui s'acharne
Tout au fond de moi.
Il m'envahit corps et âme
Mais toi, tu ne l'entends pas.
Toi, tu n'entends pas,
Toi, tu n'entends pas
Les musiques
Et les cirques
Et les opéras,
La garde républicaine,
La grande fête foraine.
Toi, tu n'entends pas,
Toi, tu n'entends pas
Mon cœur battre,
Se débattre,
Se battre pour toi.
Il fait du bruit comme quatre
Mais toi, tu ne l'entends pas.
Toi, tu n'entends pas,
Toi, tu n'entends pas.
C'est trop bête,
C'est trop bête.
Toi, tu n'entends pas
Ces millions de poèmes
Pour chaque rime est "je t'aime".
Tu les entendras.
Tu les entendras.
Quand tu m'aimes,
Quand tu m'aimes,
Quand tu m'aimeras,
Tu entreras dans ma ronde
Le jour où tu m'aimeras.
Tu entreras dans ma ronde…
…Le jour où tu m'aimeras…
Toujours aimer
Paroles: Nita Raya. Musique: Charles Dumont 1961
autres interprètes: Edith Piaf
On n'a pas dans le cœur de quoi toujours aimer,
Et l'on verse des pleurs en voulant trop aimer.
On croit être sincère, on croit avoir trouvé
Le seul être sur terr' qu'on ne peut remplacer,
On n'a pas dans le cœur de quoi toujours aimer,
Et l'on verses des pleurs en voulant trop aimer,
Un jour on se réveill', ce n'est plus tout à fait
Le rayon de soleil qui nous embellissait.
On regrette le temps où l'on pouvait s'aimer,
On regrette le temps où le cœur s'emballait,
Il ne nous reste plus que quelques souvenirs
De pauvres souvenirs qu'on cherche à retenir.
Mais moi, j'ai dans le cœur de quoi toujours aimer.
J'aurai toujours assez de larmes pour pleurer.
J'aurai toujours assez de rir's pour effacer
Les tristes souvenirs accrochés au passé.
Mais moi, j'ai dans le cœur de quoi toujours aimer,
J'aurai toujours assez de larmes pour pleurer,
Je veux toujours aimer, je veux toujours souffrir.
Si je n'dois plus aimer, mois je préfè' mourir.
Mais, moi, j'ai dans le cœurs de quoi toujours aimer,
Aimer… Aimer…
Tous les amoureux chantent
Paroles: J. Jeepy. Musique: Marguerite Monnot 1950
Dans la rue,
Tous les amoureux chantent,
Tous les amoureux chantent
Des chansons de la rue.
Par-dessus,
Le soleil les inonde
Et la foule et le monde
Les noient dans la cohue.
Dans la rue, Suzon avec Jean-Pierre
Chantent à leur manière
Des chansons de la rue.
Elle est si blonde…
Aussi blonde qu'un rayon de soleil.
Ses boucles vagabondent,
Découpent sur le ciel
Des auréoles rondes
Et lui…
Un p'tit gars de chez nous,
C'est tout.
Ils n'ont pas quarante ans à eux deux.
Vivent les amoureux de la rue!