Dans la ville inconnue,
Quand vient la nuit,
J'ai peur des murs tout nus,
Des murs tout gris.
J'ai peur de cet hôtel
Au lit trop froid
Et du matin cruel
Qui me réveillera,
Car je voudrais dormir,
Dormir même le jour
Avec mes souvenirs,
Mes souvenirs d'amour.
Dans la ville inconnue,
Je pense à toi,
Mais toi, te souviens-tu
Encore un peu de moi?…
Le ballet des coeurs
Paroles: Michel Rivgauche. Musique: Norbert Glanzberg 1958
Dans un coin de la ville,
' y a un cœur bien tranquille
Qui se balance, qui se balance.
A l'autre bout de la cité,
' y a un cœur isolé
Qui s'avance, qui s'avance.
Ces deux cœurs, on dirait
Deux danseurs d'un ballet
Qui s'élancent, qui s'élancent.
Ils s'approchent, ils s'écartent,
Ils se croisent, ils repartent
Et ils dansent!
Mais un jour,
Sur la pointe des pieds, apparaît,
Et glissant comme sur du velours,
Le plus grand des maîtres de ballet.
C'est l'amour! C'est l'amour! C'est l'amour!…
Et l'amour réunit
Les deux cœurs épanouis
Qui s'élancent, qui s'élancent.
Moulinets, battements,
Pas de deux tout le temps,
Comme ils dansent! Comme ils dansent!
Les sourires et les joies
Tambourinent chaque fois
En cadence, en cadence,
Déchaînés, passionnés
Martelés, affaissés,
Ils s'avancent…