C'est alors qu'un troisième
Apparaît, et de même
Il s'avance, il s'avance…
On l'appelle "joli cœur".
Il sépare les deux cœurs
En silence… en silence…
Grand écart et défi,
Volte-face, jalousie
Qui commence, qui commence
Et puis tout recommence:
' y a deux cœurs qui s'élancent
Dans la danse…
…Possession, impatience…
…Un cœur tué, piétiné…
Et puis tout recommence:
' y a deux cœurs qui s'élancent
Dans la danse…
Le billard électrique
Paroles: Louis Poterat. Musique: Charles Dumont 1961
"Pas la peine de suivre l'aiguille.",
Dit le patron du bar,
"Ça n'avance à rien
Elle est en retard!
Va jouer aux billes
Ça passe le temps et ça fait du bien…"
Il met ses vingt balles dans la mécanique
Un déclic!
Les billes sautent au garde-à-vous!
La première bondit comme une hystérique.
Ça cavale, ça sonne, ça s'allume partout!
Ding! Ding! Ça crépite comme une mitraillette
Ding! Un œil fait "tilt"… Ding! Une bouche fleurit!
Une pin-up s'éclaire des pieds à la tête
Au fond de la vitrine en verre dépoli.
Cent mille! C'est le ballet des nombres magiques!
Deux cent! Re-ding-ding!!
La bille n'écoute pas…
Elle baisse dans le couloir comme prise de panique
Zut! Raté!… Huit heures…
Elle ne viendra pas…
"A quoi sert de guetter la porte?",
Dit le patron du bar,
"Faut pas s'énerver
Vous êtes beau gosse
Elle, elle est pas morte!
Une de perdue, dix de retrouvées…"