Il remet vingt balles dans la mécanique.
De ses doigts crispés, il tend le ressort.
La bille sème partout des flashes électriques,
Pas autant, pourtant,
Qu' 'y en a dans son corps…
Ah! La sacrée garce! Elle ira quand même…
Re-ding! Ding! Ça y est!
Dans l'trou des cinq cent!!!
Une partie à l'œil, il comprend le système
Et ding! Et re-ding!! Ça devient angoissant…
Ding! Ding! Il s'agrippe, il secoue, il cogne…
Ding! Comme si c'était…
"Holà! Faudrait voir…!
Il va tout casser", dit le patron qui rogne
Zut! Le jeu s'éteint!… Neuf heures…
Plus d'espoir…
Il s'excuse, il s'en va livide,
Les nerfs détendus, mais le cœur si gros.
"Il va jouer ailleurs",
Dit le patron candide
"Il va jouer ailleurs, ou bien se foutre à l'eau…"
Ding! Cent mille! Ding! Ding! Deux cent mille!
Trois cent! Quatre cent!
Cinq cent mille!
Ding! Ding! Ding! Re-ding! Ding! DING!… TILT!!!…
Le bleu de tes yeux
Lorsque je lève les yeux,
Je rencontre le ciel
Et je me dis: "Mon Dieu,
Mais c'est sensationnel,
Tant de bleu."
Lorsque je lève les yeux,
Je rencontre tes yeux
Et je me dis: "Mon Dieu,
C'est vraiment merveilleux,
Tant de bleu."
Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.
Plus blond que tes cheveux dorés
Ne peut s'imaginer,
Même le blond des blés.
Plus pur que ton souffle si doux,
Le vent, même au mois d'août,
Ne peut être plus doux.
Plus fort que mon amour pour toi,
La mer, même en furie,
Ne s'en approche pas.
Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux.