Quand j'parle au blond d'se suicider
Y m'dit "Non, tu veux rigoler?"
Mais j'aime bien l'embrasser quand même
Ca s'est passé en plein mois d'août
On n'y a rien compris du tout
Il était v'nu boire de la bière
Quand il a eu vidé son bock
On a entendu un p'tit "toc"
Ah, la patronne était pas fière!
Il était là, tranquille comme tout
Avec au front un tout p'tit trou
Mon Dieu, que cette histoire est bête
C'était mon blond qui était parti
En m'laissant un p'tit mot écrit
"J'ai assez ri. Salut p'tite tête".
Le chacal
Paroles: Raymond Asso, Charles Seider. Musique: Juel 1938
On l'avait surnommé l'Chacal.
C'était un type phénoménal,
Un grand, aux épaul's magnifiques,
L'air d'un sauvagage, un peu crâneur.
Il avait décroché mon cœur
Comm' ça, d'un sourire ironique,
Le soir, à l'heure de l'apéro.
Il s'amenait dans notr' bistro,
Toujours tout seul, sans un copain
En fredonnant un drôle de r'frain.
Pan Pan l'Arbi… C'est l'Chacal qu'est par ici.
Y s'mettait au bout du comptoir,
Le r'gard lointain comm' sans rien voir.
J'attendais toujours qu'il me cause,
Qu'y r'mue un peu, qu'y fasse quéqu'chose
Mais il restait indifférent
Et sifflotait entre ses dents:
Pan Pan l'Arbi… C'est l'Chacal qu'est par ici.