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"Je sais bien que je vous dérange, Mais voilà: j'ai besoin de vous! S'il vous plaît, prêtez-moi des anges! Il en faudrait un petit peu partout… Pour le soleil… un par personne! Et pour l'amour… Oh! S'il vous plaît! Tout plein d'amour aux mains des hommes Pour qu'ils en fassent de grand bouquets…"
Et voilà le Bon Dieu revenu. Le tonnerre a perdu son emploi. Le soleil est passé par-dessus Et voilà que la terre marche droit. Ouvre les portes, Que l'on porte Le soleil dans les blés, Que la terre, Toute la terre Tourne enfin sans trembler Et l'amour a poussé dans les champs Et les hommes le cueillaient en chantant. Les amants ne mourraient plus jamais C'est pour ça que tout le monde s'aimait…
Quel dommage pour les filles, les garçons Que tout ça ne soit qu'une chanson…

Le contrebandier

Paroles: Raymond Asso. Musique: Jean Villard 1936

Il était né sur la frontière, Là-haut dans le Nord où c'qu'y a du vent. Contrebandier tout comme son père, Il avait la fraud' dans le sang. Il attendait les nuits sans lune – Quand il fait sombre, on passe bien mieux. – Pour s'faufiler par les grandes dunes Où l'vent de la mer nous pique les yeux.
Ohé, la douane! Ohé, les gabelous! Lâchez tous les chiens Et puis planquez-vous Au fond de vos cabanes. Regardez sur la dune L'homme qui passe là-bas. Il est pourtant seul Mais vous n'l'aurez pas. Il s'fout d'la douane Au fond de vos cabanes, Allez, planquez-vous Et lâchez les chiens. Ohé, les gabelous! Ohé, la douane!