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Quand il avait rien d'autre à faire, Les nuits où qu'il faisait trop clair, Il changeait les poteaux frontières Et foutait le monde à l'envers Ou bien, d'autres fois, en plein passage, Quand il avait bu un bon coup, Il poussait de vrais cris sauvages Et v'là qu'je passe dépêchez-vous.
Ohé, la douane! Ohé, les gabelous! Lâchez tous les chiens Et puis planquez-vous Au fond de vos cabanes. Regardez sur la dune L'homme qui passe là-bas.
C'est moi, moi tout seul, Mais vous n'm'aurez pas. J'me fous d'la douane Au fond de vos cabanes. Allez, planquez-vous Et lâchez les chiens. Ohé, les gabelous! Ohé, la douane!
Il pouvait pas s'mettre dans la tête Qu'la loi des hommes, c'est très sérieux. C'était comme une sorte de poète Et ces types-là, c'est dangereux. Alors une nuit qu'y avait d'la lune, Qu'y baladait pour son plaisir, Ils l'ont étendu sur la dune A coup d'fusil pour en finir.
Ohé, la douane! Ohé, les gabelous! Planquez tous vos chiens Et puis amenez-vous. Du fond de vos cabanes, C'est d'la belle ouvrage, Seulement, ce soir, Ce n'était qu'un homme. Il travaillait pas. T'entends, la douane? Alors, fallait pas… Et puis planquez-vous Au fond de vos cabanes. Ohé, les gabelous! Ohé, la douane!