Les marins ça fait des voyages.
Ça reste jamais pour bien longtemps.
S'il revient joyeux, il repart content.
Pour les aimer, faut du courage,
Mais les retours c'est tout plaisir
Et leurs amours peuvent pas mourir.
Le voilà qui part, mon pauvr'bonheur.
Dessus la mer vogue mon cœur
Mais v'là qu'je pense qu'y a des naufrages.
Sois bonne, la mer: ne l'garde pas.
Si tu veux bien, on partagera,
Comme les marins, faut qu'ça voyage.
J'l'ai attendu pendant des s'maines,
Et puis maint'nant c'est plus la peine.
Il m'a fait dire par ses amis
Qu'y r'viendrait plus, qu'c'était fini.
Il m'avait fait cadeau d'une bague.
Je l'ai jetée au creux des vagues.
Les marins ça fait des voyages.
On les espère pendant longtemps.
Y'en a qui r'viennent de temps en temps.
D'autres s'font crocher l'cœur au passage.
Y a plus d'retour, y a plus d'plaisir.
Y a plus d'amour, y a qu'à mourir.
Celui qu'j'aimais, y r'viendra pas
Et puis s'y r'vient, il recommenc'ra,
Car les marins, faut qu'ça voyage.
Ça court toujours vers d'autres bonheurs
Et ça nous laisse avec notre cœur,
Notre cœur fané pour tout partage.
Les mômes de la cloche
Paroles: Decaye. Musique: Vincent Scotto 1936
autres interprètes: Edith Piaf
D'un bout à l'autre de la semaine,
Sur les boulevards, dans les faubourgs,
On les voit traîner par centaines,
Leurs guêtres sales et leurs amours
Dans des chemises de dix jours.
Sous la lumière des réverbères,
Prenant des airs de Pompadour,
Ce sont nos belles ferronnières,
Ce sont nos poupées, nos guignols, nos pantins.
Écoutez dans la nuit,
Elles chantent ce refrain: