J'inscris des chiffres tristes
Sur un grand registre blanc
Et dans ce décor triste
Il y en a qui sont contents
Mais mon coeur y connait le martyre
J'ai besoin d'espace aéré
Et le bruit des machines à écrire
Me tourmente jusqu'à pleurer
Je voudrais être près d'une rivière
Où le soleil fait des reflets tremblants
Sur l'herbe verte au bord d'une clairière
Tandis qu'au ciel passent des flocons blancs
Je sais que l'on peut vivre
Loin des villes, loin des rues
J'ai lu dans bien des livres
Ce que je n'ai pas connu
Je voudrais qu'une fièvre m'emporte
Et m'emmène pour quelque temps
Et parfois je voudrais être morte
Enterrée, au milieu des champs
Je voudrais être sur une colline
Ame sans corps dans l'air miraculeux
Flottant au gré de la brise câline
Vers l'horizon qui se fond dans le bleu
T'es beau, tu sais
Paroles: Henri Contet. Musique: Georges Moustaki 1959
T'es beau, tu sais
Et ça s'entend lorsque tu passes.
T'es beau, c'est vrai.
J'en suis plus belle quand tu m'embrasses.
Je te dessine du bout du doigt:
Ton front, tes yeux, tes yeux, ta bouche.
Comment veux-tu dessiner ça?
La main me tremble quand j'y touche…
T'es beau, mon grand,
Et moi, vois-tu, je suis si petite.
T'es beau tout le temps
Que ça me grandit quand j'en profite.
Reste là, ne bouge pas.
Laisse-moi t'imaginer.
T'as l'air d'être l'été,
Celui qui pleut jamais.
Reste là, bouge pas.
Laisse-moi quand même t'aimer.
Je ne peux même pas penser
Que je te méritais.