Quand de troubles rêves
Hantent le vieux marin
A l'heure où le soir vient
L'appel des flots câlins
A quoi bon l'écouter sur la grève?
Car d'autres mers là-bas
Lui murmuraient tout bas
Des mots que celle-ci ne dit pas
{
Dans un bouge du vieux port
Il se réfugie
Et berce sa nostalgie
De rêves d'or
L'ardent regret qui le mord
S'éteint pour une heure
Quand l'accordéon pleure
Dans un bouge du port
Le chant des sirènes
Jamais il ne l'entend
Ce n'est pas en rêvant
Auprès des flots mouvants
Qu'il évoque les terres lointaines
Non, ce n'est pas le chant
Au bord de l'océan
Qui lui parle des amours d'antan
{au Refrain, x2}
De l'autre côté de la rue
Paroles et Musique: Michel Emer 1943
Des murs qui se lézardent,
Un escalier étroit,
Une vieille mansarde
Et me voilà chez moi.
Un lit qui se gondole,
Un' table de guingois,
Une lampe à pétrole
Et me voilà chez moi
Mais le soir, quand le cafard me pénètre
Et que mon cœur est par trop malheureux,
J'écarte les rideaux de ma fenêtre
Et j'écarquille les yeux.
{
D'l'autr' côté d'la rue,
Y a un' fille,
Y a un' bell' fille
Qui a tout c'qu'il lui faut
Et mêm' le superflu.
D'l'autr' côté d'la rue,
Elle a d'l'argent, un' maison, des voitures,
Des draps en soie, des bijoux, des fourrures.
D'l'autr' côté d'la rue,
Y a un' fille,
Y a un' bell' fille.
Si j'en avais le quart, je n'en d'mand'rais pas plus,
D'l'autr' côté d'la rue.