Heureuse d'avoir
Enfin une part
De ciel, d'amour, de joie.
Dans tes yeux,
Dans tes bras,
Heureuse comme tout,
Heureuse n'importe où
Par toi!
Le meilleur et le pire, nous le partageons.
C'est ce qu'on appelle s'aimer pour de bon,
Mais pour moi, désormais le pire
Serait de perdre le meilleur,
D'être là près de toi
Et d'en pleurer de joie.
Heureuse comme tout,
Heureuse malgré tout,
Heureuse, heureuse, heureuse…
Il le faut!
Je le veux!
Mon amour, pour nous deux…
Heureuse demain
De tout et de rien,
Pourvu que tu sois là.
Tu verras, tu verras…
Heureuse comme tout,
Heureuse jusqu'au bout
Pour toi…
Il a chanté
Paroles: C.Didier. Musique: Marguerite Monnot 1948
Il est venu pour la moisson.
C'était un fort et beau garçon
Aux yeux câlins, aux lèvres dures.
Tout en moissonnant, il chantait
Et, dans sa voix, l'on entendait
Toutes les voix de la nature.
Il a chanté le clair printemps,
Les oiseaux, les prés éclatants,
Les taillis verts, les fleurs nouvelles.
Le soir, pour les gens rassemblés,
Il a dit la chanson des blés
Dans la fausse courbe des Javelles.
Il a chanté.
Les moissonneurs l'ont écouté
Et la maîtresse aussi l'écoute.
Il a chanté
Puis il a dit: "A ma santé!
Et demain, je reprends la route"
Quand tout dormait, vers la minuit,
Comme il allait partir sans bruit,
La femme du maître est venue,
Toute pâle et le cœur battant
Et belle de désir pourtant
Et sous sa mante presque nue.
Elle a dit: "C'est toi que j'attends,
Depuis des jours, depuis des ans.
Qu'importe une existence brève.
Reste auprès de moi jusqu'au jour…
Chante-moi la chanson d'amour
Et que je vive enfin mon rêve!"