{au Refrain}
Marie-Lou la pauvre fille l'implora, le supplia
Dit: "Ne pars pas ce soir, je vais pleurer si tu t'en vas…"
Mais les mots furent perdus, ses larmes pareillement
Dans le bruit de la machine et du tuyau d'échappement
Il bondit comme un diable avec des flammes dans les yeux
Au passage à niveau, ce fut comme un éclair de feu
Contre une locomotive qui filait vers le midi
Et quand on débarrassa les débris…
On trouva sa culotte, ses bottes de moto
Son blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos
Mais plus rien de la moto et plus rien de ce démon
Qui semait la terreur dans toute la région…
L'homme au piano
Paroles: JC Darnal. Musique: H.Henning, Terington 1954
Demandez à l'homme au piano,
Au piano, au piano,
De frapper à coups de marteau,
Coups de marteau, coups de marteau.
Qu'il frappe à tire larigot,
Larigot, juste ou faux.
J'sais qu'ses doigts ne sont pas en bois,
Mais, quand il les cassera,
On les fera remplacer…
Le principal, c'est qu'il joue
Comme une machine à sous,
Jusqu'au bout, sans arrêt…
P't'être que ton cœur entendra
Un peu de tout ce fracas
Et qu'alors tu comprendras
Que le piano joue pour toi.
Je dois chasser comme je peux
Le fantôme silencieux.
Si le bonhomme fait du bruit,
C'est que moi je lui crie
De frapper comme un sourd.
Ça ne sonnera jamais plus faux
Que la chanson des mots
Qui parlaient de notre amour…
Demandez à l'homme au piano,
Au piano, au piano,
De frapper à coups de marteau,
Coups de marteau, coups de marteau
Pour casser dans mon cerveau
Mon amour en morceaux.
Même s'il ne lui reste plus qu'un doigt,
Qu'il tape avec les bras,
Après tout, moi j' m'en fous:
Le principal, c'est qu'il joue,
Comme une machine à sous,
Jusqu'au bout, jusqu'au bout…