La fête bat son plein, musique et manèges,
Nougats, carabines, voyantes, femmes nues.
Du matin au soir, c'est un long cortège:
Chansons, balançoires, la fête continue…
En face les p'tits vieux qui sont bien aimables
Ont perdu leur fille depuis vingt-cinq ans.
Ils n'ont qu'une marotte: faire tourner les tables.
Esprit, es-tu là?… Et ils sont contents…
Et moi comme tout le monde, j'assiste à ces drames
Mais je ferme les yeux, j' pense à mon bonheur.
Nous nous sommes donnés tout deux corps et âme.
On est trop heureux pour avoir du cœur…
La fête bat son plein, musique et manèges,
Baisers, carabines, "Je t'aime", femme nues.
Du matin au soir, c'est un long cortège:
Amour, balançoires, la fête continue…
La foule
Paroles: Enrique Dizeo adapt fr: Michel Rivgauche. Musique: Angel Cabral 1953
Titre originaclass="underline" "Amore de mis amores"
autres interprètes: Armand Mestral (1958) Paco (en espagnol 1988)
Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras…
Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux.
Entraînés par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s'envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés et heureux…