On applica ces vers а Patem
Au fond c'йtaient des vices de grand seigneur et je ne puis savoir jusqu'а quel point Derj.
Le public dans le portrait d'un vil avare, d'un drфle qui vole le bois de la couronne, qui prйsente а sa femme des comptes infidиles, d'un plat-pied qui devient bonne d'enfants chez les gr
Tant pis pour le public - il me suffit а moi de n'avoir pas (non seulement nommй) ni mкme insinuй а qui que ce soit que mon ode (8)
Je demande seulement qu'on me prouve que je l'ai nommй - quel est le trait de mon ode qui puisse lui кtre appliquй ou bien - que j'ai insinuй. Tout cela est bien vague; toutes ces accusations sont des lieux communs.
Il m'importe peu que le public ait tort ou raison. Ce qui m'importe beaucoup c'est de prouver que jamais en aucune maniиre je n'ai insinuй а personne que mon ode йtait dirigйe contre qui que ce soit.
1129. С. С Хлюстин - Пушкину. 4 февраля 1836 г. Петербург.
Monsieur.
J'ai rйpйtй, en forme de citation, des remarques de m-r Сеньковской dont le sens indiquait que vous aviez trompй le public. Au lieu de voir en cela, pour ce qui me regardait, une simple citation, vous avez trouvй lieu а me considйrer comme l'йcho de m-r Сеньковской; vous nous avez en quelque sorte confondu et vous avez cimentй notre alliance par les paroles suivantes: " Мне всего досаднее, что эти люди повторяют нелепости свиней и мерзавцев каков Сеньковской". J'йtais personnifiй dans "эти люди": l'inflexion et la vйhйmence de votre ton n'admettaient aucun doute sur l'intention de vos paroles, quand mкme la logique en eut laisse-la signification indйcise. Mais la rйpйtition des &_0030_076_018_0 ne pouvait raisonablement vous causer aucune impatience; c'est donc leur йcho, que vous avez cru entendre et trouver en moi. L'injure йtait assez prononcйe: vous me faisiez prendre part aux нелепости свиней и мерзавцевъ. Cependant, а ma honte ou а mon honneur, je n'ai point reconnu ou acceptй l'injure et je me suis bornй de vous rйpondre que, si vous vouliez absolument me faire prendre part aux expressions de "tromper le public", je les prenais entiиrement sur mon compte, mais que je me refusais a l'association avec les свиньи и мерзавцы. En consentant ainsi et malgrй moi а vous dire que "vous trompiez le public" (littйrairement, car c'йtait toujours de littйrature dont il s'agissait) je vous faisais tout au plus une injure littйraire, par laquelle je rйpondais et je me donnais satisfaction sur une injure personnelle. J'espere que je me mйnageais un rфle assez bйnin et assez paisible, car, mкme а paritй d'insultes, la riposte n'йquivaut jamais а l'initiative; cette derniиre seule constitue le dйlit de l'offense.
C'est pourtant vous encore, qui, aprиs une semblable conduite de ma part, m'avez fait entendre des paroles qui annonзaient une rencontre fashionable: "c'est trop fort", "cela ne peut pas se passer ainsi", "nous verrons" etc. etc. J'ai attendu jusqu'а ce moment le rйsultat de ces menaces. Mais ne recevant aucune nouvelle de vous, c'est maintenant а moi а vous demander raison:
1) De m'avoir fait prendre part aux нелепости свиней и мерзавцев.
2) De m'avoir adressй, sans leur donner suite, de menaces йquivalentes а des provocations en duel.
3) De n'avoir pas rempli а mon egard les devoirs commandйs par la politesse en ne me saluant pas, lorsque je me suis retirй de chez vous.
J'ai l'honneur d'кtre, monsieur, votre trиs-humble et obйissant serviteur.
S. Khiustine.
S. P. B.
Wladimirskaпa N 75.
4 fйvrier 1836. Monsieur, monsieur Alexandre Pouchkine.
1130. С. С. Хлюстину. 4 февраля 1836 г. Петербург.
Monsieur,
Permettez-moi de redresser quelques points oщ vous me paraissez dans l'erreur. Je ne me souviens pas de vous avoir entendu citer quelque chose de l'article en question. Ce qui m'a portй а m'expliquer, peut-кtre, avec trop de chaleur, c'est la remarque que vous m'avez faite de ce que j'avais eu tort la veille de prendre au c-ur les paroles de Senkovsky.
Je vous ai rйpondu: "Я не сержусь на Сенковского; но мне нельзя не досадовать, когда порядочные люди повторяют нелепости свиней и мерзавцев." Vous assimiler а des свиньи и мерзавцы est certes une absurditй, qui n'a pu ni m'entrer dans la tкte, ni mкme m'йchapper dans toute la pйtulence d'une dispute.
A ma grande surprise, vous m'avez rйpliquй que vous preniez entiиrement pour votre compte l'article injurieux de S.
J'йtais d'autant moins prйparй а une pareille assertation venant de votre part, que ni la veille, ni а notre derniиre entrevue, vous ne m'aviez absolument rien dit qui eыt rapport а l'article du journal. Je crus ne vous avoir pas compris et vous priais de vouloir bien vous expliquer, ce que vous fоtes dans les mкmes termes.
J'eus l'honneur alors de vous faire observer, que ce que vous veniez d'avancer devenait une toute autre question et je me tus. En vous quittant je vous dis que je ne pouvais laisser cela ainsi. Cela peut кtre regardй comme une provocation, mais non comme une menace. Car enfin, je suis obligй de le rйpйter: je puis ne pas donner suite а des paroles d'un Senkovsky, mais je ne puis les mйpriser dиs qu'un homme comme vous les prend sur soi. En consйquence je chargeais m-r Sobolйvsky de vous prier de ma part de vouloir bien vous rйtracter purement et simplement, ou bien de m'accorder la rйparation d'usage. La preuve combien ce dernier parti me rйpugnait, c'est que j'ai dit nommйment а Sobolйvsky, que je n'exigeai pas d'excuse. Je suis fвchй que m-r Sobolйvsky a mis dans tout cela sa nйgligence ordinaire.
Quant а l'impolitesse que j'ai eue de ne pas vous saluer, lorsque vous m'avez quittй, je vous prie de croire que c'йtait une distraction tout-а-fait involontaire et dont je vous demande excuse de tout mon c-ur.
J'ai l'honneur d'кtre, monsieur, votre trиs-humble et trиs-obйissant serviteur.
A. Pouchkine. 4 fйvrier.
1131. С. С. Хлюстин - Пушкину. 4 февраля 1836 г. Петербург.
Monsieur.
En rйponse au message dont vous avez chargй m-r Sobolйvsky et qui m'est parvenu presque en mкme temps que votre lettre, j'ai l'honneur de vous faire part qu'il m'est impossible de rйtracter rien de ce que j'ai dоt, croyant avoir suffisamment йtabli dans ma premiиre lettre la raison qui m'a fait agir comme je l'ai fait. Pour la satisfaction d'usage dont vous me parlez, je suis а vos ordres.
Pour ce qui me regarde personnellement, en vous priant de vouloir bien vous rappeler des trois points insertionnйs dans ma lettre, par lesquels je me considйrais comme offensй par vous, j'ai l'honneur de vous rйpondre, que pour ce qui est du troisiиme, je me trouve entiиrement satisfait.
Quant au premier, l'assurance que vous me donnez pour ce qu'il n'йtait point dans votre pensйe de m'assimilier aux <...> et... etc. ne me suffit pas. Tous mes souvenirs et tous mes raisonnements me font persister a trouver que vos paroles expriment une offense, quand mкme votre pensйe y йtait йtrangиre. Sans cela je me saurais justifier а mes propres yeux la solidaritй acceptйe par moi de l'article injurieux: mouvement, qui de ma part n'a point йtй irrйflйchi ou emportй, mais parfaitement calme. J'aurais donc а demander des excuses explicites sur des maniиres, qui m'ont justement fait soupзonner une injure dont, а mon grand plaisir, vous faites le dйsaveu quant au fond.
Je reconnais avec vous, monsieur, qu'il y a eu dans le second point erreur de ma part et que j'ai vu des menaces dans les expressions qui ne pouvaient кtre regardйes que comme une provocation (texte de votre lettre). C'est ainsi que je les accepte; mais si ce n'йtait point le sens que vous vouliez leur donner, j'aurais aussi а attendre des excuses pour ce fвcheux mйsentendu; car je crois qu'une provocation йnoncйe, si ce n'est intentionnйe et laissйe sans suites, йquivaut а une injure.