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Tout а vous!

Rosen

A St.-Pйtersbourg

ce 13 Dйcembre 1836.

A M-r Pouchkine.

1307. Д. H. Арсеньев - Пушкину. 14 декабря 1836 г. Смоленск.

Милостивый государь Александр Сергеевич!

Снисходительность ваша ободряет меня просить вас, милостивый государь, справиться о чине Павла Ивановича Арсеньева, в объяснении моем упомянутом; он кажется при отставке получил чин генерал-лейтенанта и служил кавалером при воспитании нынешнего государя. Поручая обстоятельство, так сильно меня оскорбляющее, вниманию вашему, с истинным почтением честь имею быть,

милостивый государь

вашим покорнейшим слугою

Дмитрий Арсеньев

Декабря 14-го дня

1836 года.

Смоленск.

1308. Ф. Ф. Вигель - Пушкину. Ноябрь - первая половина декабря 1836 г. Петербург.

Я вам посылаю, почтеннейший Александр Сергеевич, как французский оригинал, так и русской перевод моей маленькой статьи; жаль мне будет, если читатели найдут ее слишком длинною. Ее участь вручаю вам, делайте что хотите. Перевод, даже карандашем мною исправленный, мне кажется еще слабее оригинала. - Не щадите моего самолюбия, скажите, дурно; но, если б, переделав, перекроив, вам вздумалось представить публике мой беглый труд, мне желательно бы было окрестить его следующим имянем: Быстрый взгляд на историю славян. Французский оригинал посылаю вам только для сравнения; он у меня один; возвратите мне его, сделайте милость, чтобы для знакомых мог я велеть снять с него копии

вечно ваш

Вигель

1309. А. И. Тургенев - Пушкину. 15 декабря 1836 г. Петербург.

Брат пишет ко мне из Парижа, что лингвист Эйхгоф будет читать лекции в Сорбоне о литературе, что он весьма желает иметь - Песнь о Полку Игоревом и не мог найти ее на немецком. Он бы и на русском мог разобрать ее; но русского оригинала там и подавно найти трудно.

Не можешь ли ты уведомить меня какой перевод лутче или какое издание из русских удобнее послать туда?

Завтра ввечеру едет курьер, и я бы желал им воспользоваться. Что выписать для тебя?

tout а vous

Tourgue

Вторник.

Адрес: A Monsieur

Monsieur Pouschkine Александру Сергеевичу Пушкину В доме княгини Волконской.

Живу у Демута, 1

с Мойки.

1310. П. А. Осипова - Пушкину. 15 декабря 1836 г. Тригорское.

Le 15 de Dйcembre

Il y a bien prиs de 8 mois que je ne vous ai vue, mon cher et bien aimй Pouchkine. Je ne sais pourquoi j'avais eu l'espйrance de vous voir venir cet automne, mais cette espйrance comme beaucoup d'autres vous le savez n'a йtй qu'une illusion! - J'ai eu pourtant tout rйcemment le plaisir de recevoir le 3 livre du Современник - il m'a procurй un double plaisir - celui d'кtre la preuve de votre souvenir et la belle poйsie qu'il contient, m'a reportйe au beau temps de notre naissante poйsie, au temps qui a durй si peu. - Quand je les lisais il me semblait que l'ombre de mon cher Delvig souriзois...

Pour vous prouver que votre souvenir aussi nous est prйsent - j'йtais sur le point de vous envoyer un pot [d'йpine-vinette ou] de groseille verte, mais la courte durйe de l'hiver a arrкtй l'envoie des gens - et ne partira que lorsque la neige aura rendu les chemins praticables. Avant-hier mon beau-fils me communiqua une lettre adressйe а lui par S. Lw. - oщ entre antre chose il nous dit que vous ne voulez pas de Михайловское. - Est-ce vrai, mon cher Александр Серьгеич, - je vous prie de me le dire. J'espиre que vous ne me croyez pas devenue indiffйrente sur tout ce qui vous concerne - mais je veux savoir pour plusieurs raisons votre opinion lа-dessus. - Et puis tes pauvres paysans sont dans une grande inquiйtude qui ne savent а qui ils appartiennent, ni chez qui chercher protection et conseil. Si vous кtes dйcidй а vendre cette terre quoique le coeur me devient tout triste a cette idйe, dites le moi et ce que vous en dйsireriez.

Si Madame Pouchkine conserve un souvenir de moi dites lui, mon cher Александр Сергеич, que je souhaite qu'elle passe bien agrйablement la fin de cette annйe, et qu'elle en commence une grande sйrie de belles et heureuses. Donnez je vous prie de vos nouvelles а une vieille amie qui en vйritй n'a pas moins d'attachement pour vous que tous ces jeunes qui vous en disent merveilles. P. O.

1311. А. Г. Баранту. 16 декабря 1836 г. Петербург.

Monsieur le Baron,

Je m'empresse de faire parvenir а Votre Excellence les renseignements que vous avez dйsirй avoir touchant les rиglements qui traitent de la propriйtй littйraire en Russie.

La littйrature n'est devenue chez nous une branche considйrable d'industrie que depuis une vingtaine d'annйes environ. Jusque lа elle n'йtait regardйe que comme une occupation йlйgante et Aristocratique. M-de de Staлl disait en 1811: en Russie quelques gentilshommes se sont occupйs de littйrature. (10 ans d'Ex.). Personne ne songeant а retirer d'autre fruit de ses ouvrages que des triomphes de sociйtй, les auteurs encourageaient eux-mкmes la contrefaзon et en tiraient vanitй, tandis que nos acadйmies donnaient l'exemple du dйlit en toute conscience et sйcuritй. La premiиre plainte en contrefaзon a йtй portйe en 1824. Il se trouva que le cas n'avait pas йtй prйvu par le lйgislateur. La propriйtй littйraire a йtй reconnue en Russie par le souverain actuel. Voici les propres termes de la loi:

Tout auteur ou traducteur d'un livre a le droit de l'йditer et de le vendre comme propriйtй acquise (non hйrйditaire).

Ses hйritiers lйgitimes ont le droit d'йditer et de vendre ses ouvrages, (dans le cas que la propriйtй n'en soit pas alliйnйe) pendant l'espace de 25 ans.

25 ans passйs, а dater du jour de sa mort, ses -uvres et traductions deviennent la propriйtй du public. Loi du 22 avril 1828.

L'ammendement du 28 avril de la mкme annйe explique et complette ces rиglements. En voici les principaux articles.

Une -uvre littйraire soit imprimйe soit manuscripte ne saurait кtre vendue ni du vivant de l'auteur ni aprиs sa mort pour satisfaire ses crйanciers, а moins qu'il ne l'aie exigй lui-mкme.

L'auteur a le droit, nonobstant tout engagement antйrieur, de faire une nouvelle йdition de son ouvrage si les deux tiers en sont changйs ou bien entiиrement refondus.

Sera regardй comme contre-facteur l) celui qui en rйimprimant un livre n'aurait pas observй les [rиglement] formalitйs voulues par la loi, 2) celui qui vendrait un manuscript ou le droit de l'imprimer а deux ou plusieurs personnes а la fois, sans en avoir eu le consentement, 3) celui qui publierait la traduction d'un ouvrage imprimй en Russie (ou bien avec l'approbation de la censure Russe) en y joignant le texte mкme, 4) qui rйimprimerait dans l'йtranger un ouvrage publiй en Russie, ou bien avec l'approbation de la censure Russe, et en vendrait les exemplaires en Russie.