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Malheureusement, ce schéma ne correspond pas à la réalité. Tout d’abord, on doit poser la question de savoir s’il est effectivement concevable que ce soient les navigateurs et marchands de passage (rappelons-le) qui se soient eux-mêmes chargés de la gestion de l'Hellénion. Naucratis n'était après tout, pour eux, qu’une escale plus ou moins brève, limitée, pour les marchands, au temps nécessaire pour vendre leurs marchandises et en acquérir d'autres pour le retour : un séjour de quelques jours à quelques semaines, quelques mois au plus. Comme le montre par exemple le C. Dionysodôros (§ 30) – et il n'y a pas de raison qu’il en ait été fondamentalement autrement aux époques précédentes – ces commerçants avaient en effet intérêt à rentabiliser au maximum les fonds que, le plus souvent, ils avaient obtenus par emprunt, pour une durée limitée donc. Les rotations pouvaient être relativement rapides. L'Odyssée signale que, de Crète en Égypte, il ne fallait que cinq jours, par beau temps, et Strabon donne, sur le même trajet, une durée sensiblement équivalente, trois ou quatre jours[123]. Pour la traversée de Rhodes en Égypte (Alexandrie), par temps favorable toujours, Diodore signale une durée de trois jours et demi, Appien fait de meme[124]. Ces chiffres sont donc cohérents les uns avec les autres, malgré les différences d’époque, puisque les techniques de navigation n’avaient pas subi de modifications importantes. Évidemment, suivant la saison, les conditions atmosphériques, le trajet (aller ou retour) et l’itinéraire choisi (traversée directe ou escale à Chypre, etc.), la durée du voyage pouvait sans aucun doute varier très sensiblement. Néanmoins, on peut croire à la véracité des propos du C. Dionysodôros du Ps-Démosthène, qui signale que, rien que pendant la mauvaise saison, il était possible de faire deux ou trois rotations, entre Rhodes et l’Égypte du moins[125]. Ainsi, ces navigateurs et marchands étaient toujours entre deux voyages. En outre, ils n’étaient pas nécessairement spécialisés sur une seule route commerciale. Le fait que, parmi les quelques noms (une quinzaine environ) signalés dans les premières publications relatives à Gravisca, deux au moins soient attestés à Naucratis donne à réfléchir[126]. Comment cette “communauté” de migrateurs éparpillés à tous les vents aurait-elle pu assurer une continuité dans la gestion de l’Hellénion ? Si cette gestion par les navigateurs eux-mêmes n'est pas à la limite strictement impensable, elle pose néanmoins des problèmes que les auteurs précités n'ont pas envisagés et qui amène à se poser des questions sur le bienfondé de la “correction” apportée au texte d’Hérodote.

De plus, il n'est pas exact que les Grecs d’Asie aient été incapables d'agir en commun. A deux reprises au moins à l’époque archaïque, et face à la menace perse justement, les Ioniens et les Éoliens sont dans un premier temps capables de s’unir pour défendre leurs intérêts. Ce n’est guère qu’un rapport de forces par trop défavorable (car par deux fois ils ont été abandonnés par les Grecs d’Europe) qui les précipite dans un sauve-qui-peut individuel[127]. En outre, Ioniens et Doriens parvenaient fort bien, les uns et les autres à gérer, malgré leurs divergences intestines, leur organisation religieuse commune, qui pouvait éventuellement jouer un rôle directement politique[128]. On ne saurait non plus manquer d’évoquer les deux grandes amphictionies des Pyles et de Delphes d’une part, de Délos d’autre part. L’appréciation sur la trop grande sophistication du système tombe du même coup, d'autant que M. Austin semble croire qu’il exigeait pour fonctionner une sorte de renégociation annuelle. Certes, initialement, et on a vu pourquoi, les négociations avaient peut-être été difficiles avant le compromis final. Mais ensuite, comme l’indique Hérodote, le système était conçu pour fonctionner de manière extrêmement simple. On doit vraisemblablement envisager la nomination de magistrats chargés de la gestion du sanctuaire, qu’on peut imaginer réunis en un conseil analogue à celui qui réunissait les vingt-quatre hiéromnémons nommés par les douze “peuples” qui avaient part à l’amphictionie pyléo-delphique[129]. C'étaient les cités qui devaient les nommer, de même qu’elles nommaient les prostatai : la comparaison avec l’amphictionie de Delphes montre qu’il s’agissait d’une procédure habituelle[130]. Admettons que les prostatai aient été neuf, ou un nombre multiple de neuf : chacune des poleis nommait elle-même son ou ses prostatas(-ai), qui tous se retrouvaient à Naucratis pour accomplir leur fonction. Où est la complexité ? Le système paraît au contraire autrement plus simple, commode et logique que celui qu’envisagent J. Hasebroek, J. Boardman et M. Austin, et, encore une fois, il ne s'agit là de rien d’autre que de ce qu'Hérodote lui-même nous dit. Sur place, tout en assurant collectivement la gestion du port, les prostatai favorisaient sans doute d’une manière ou d’une autre leurs nationaux : d’où l’intérêt, pour une cité, d'avoir part à l’Hellénion, d’où aussi, comme Hérodote le signale, les manœuvres des cités exclues pour y entrer (2.179 : si l’on voulait corriger Hérodote, il faudrait, notons-le, le faire à trois reprises – étrange persévérance dans “l’erreur” !). Evidemment, le prostatas habitait Naucratis pendant la durée du mandat qui lui avait été confié par sa cité d’origine. Cette durée, qui ne nous est pas connue, n’était pas nécessairement d'un an[131]. Il n'en devenait pas pour autant un “résident”, puisque, par définition, son séjour était limité dans le temps. Au contraire, il devait peut-être lui aussi recourir au proxène de sa cité pour divers services (pour trouver à se loger, ou, dans ses fonctions, pour dénouer telle affaire compliquée, etc.), tout comme les autres étrangers de passage[132]. Deux problèmes restent cependant à élucider : d’une part celui de la nomination d’un proxène par Lindos, et non par Rhodes, dans le décret Lindos, 16 app., et d’autre part celui du statut exact des sanctuaires des Milésiens, Samiens et Éginètes.

Comment se fait-il que l’on voie Lindos, et non Rhodes, nommer un proxène à Naucratis avant le synœcisme, alors que c’est Rhodes, en tant que polis, qui est mentionnée par Hérodote comme faisant partie de l’Hellénion ? On vient de relever la différence fondamentale entre le statut et le rôle du prostatas, gérant du port nommé par une cité et agissant en représentant de la mère patrie, et celui du proxène, résidant en Égypte, relevant de la souveraineté égyptienne et jouant le rôle d’intermédiaire auprès de ses “compatriotes” et des autorités locales. Que la “polis” rhodienne ait procédé à la nomination des prostatai, au reste selon des modalités qu’il faudra essayer de préciser, n’est donc pas exclusif du fait que chacune des trois cités de l'île, qui préservait son indépendance malgré les liens qui l’unissaient aux autres, ait pu avoir soin de ses intérêts propres et ait nommé ses proxènes, de même qu’elle légiférait de manière indépendante dans d’autres domaines. Cela nous amène d'ailleurs à préciser le rôle de Polyklès, fils d’Halipolis, dont il est fait mention 1. 18-19. Après que, 1. 4-15, a été acquis le principe de l'inscription comme proxène de Damoxénos, fils d’Hermôn (et qu'on a signalé au passage que le texte du décret devait être inscrit dans le sanctuaire d'Athanaia à Lindos), on passe à diverses précisions, la première étant, 1. 15-19, qu'une stèle portant le décret devait également être placée en Égypte dans l'Hellénion, la seconde, 1. 19-21. que la stèle devait être une stèle de pierre. Dans la phrase des 1. 15-19, Π[ο]λυ[κλ]έα Ἁλιπόλιọς est le sujet du verbe ἀγγράψαι[133]. Comme il est courant dans les décrets, on précise à la fin qu'un citoyen sera chargé de l'application de telle clause : en l’occurrence, l’inscription de la stèle dans l'Hellénion, en Égypte, “pays d’origine” du proxène. Il ne fait aucun doute que Polyklès lui-même est un Lindien. La dédicace lindienne des “descendants d'Halipolis” laisse penser que son père était déjà lui-même quelque notable de Lindos, et Polyklès héritait probablement d'un capital de confiance : d’où la tâche à lui confiée[134]. Il est fort possible aussi que, pour ses affaires, il ait été en relation fréquente avec l’Egypte, ce qui lui donnait la possibilité d’accomplir sa tâche dans les meilleurs délais. Cependant, rien ne permet d’affirmer qu’il exerçait à ce moment là une magistrature officielle. Si tel avait été le cas, on peut penser que cette dernière aurait été précisée. A moins évidemment (hypothèse nettement moins vraisemblable) qu'il n’entrât dans les attributions de tel des magistrats ordinaires de l'Hellénion de faire l'inscription des stèles, le décret lindien se contentant alors de citer le nom du titulaire de la charge – un Lindien en l’occurrence – sans rappeler la fonction elle-même.

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123

Od., 14.257 ; Str. 10.4.5.

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124

Diod. 3.34.7 ; Appien, Guerre Civile, 2.89. Pour tous ces problèmes, voir en détail Casson 1971, 287 sq.

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125

Ps-Dém, C. Dionysodôros. loc. cit.

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126

Il s’agit d'Hyblèsios (Gravisca : Torelli 1977, 407 ; Naucratis : Bernand 1970, 693, nº 502) et de Zôïlos (Torelli 1978b ; Bernand, p. 689, nº 473 ; 728, nº 882 et 883 ; 708, nº 660 ; 731, nº 909 ; 729, nº 894 ; 736, nº 965). Le Sôstratos éginète de Gravisca (Torelli 1971,56 sq.) n'a guère de chance d’être identique à l’auteur de la belle dédicace à Aphrodite, du vie s. elle aussi, provenant de Naucratis (Bernand 1970, 676, nº 355) : cette dernière est en dialecte ionien. Pour les deux premiers noms, il faudrait pouvoir procéder à une comparaison de la date des supports céramiques, ainsi que de la forme des lettres (naturellement on atteindrait ainsi éventuellement plutôt une probabilité d'identité du personnage qu'une certitude absolue). Le nom Alexandros apparaît également sur les deux sites, mais dans un cas (Naucratis : Bernand 1970, 733, nº 942 ; cf. Beazley & Payne 1929, 261, nº 29 et pl. XVI, nº 16) il s’agit d'une inscription incisée en écriture ionienne, sur amphore à col attique à figures noires datée par Payne et Beazley du deuxième quart du vie s., qui désigne plutôt vraisemblablement le personnage héroïque du même nom que l’auteur d’une dédicace, dans l’autre (Gravisca : Torelli 1977, 406, fig. 5) d'une dédicace, en écriture ionienne mais plus tardive, sur un pied de kylix des petits maîtres [cf. aussi maintenant Ehrhardt 1985].

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127

Action commune des Ioniens (Milet mise à part), unis aux Éoliens, après la prise de Sardes (546), voir Hdt. 1.141 et 152 ; appel à Sparte et rejet de cette demande, ibid., 1.152-153. Au début de la révolte de l’Ionie (499), toutes les cités entrent dans l’action (Hdt. 5.35-38). Le refus des Spartiates d’aider les révoltés (5.50-51), la faible importance du contingent athénien et érétrien, vite retiré (ibid., 5.99-103) expliquent le rapport de forces défavorable aux Grecs d’Asie, et le sauve-qui-peut, particulièrement au moment de la bataille de Ladè, en 494 (ibid., 6.11-14).

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128

Les guerres entre cités appartenant aux peuples membres de l’amphictionie pyléo-delphique, que cette dernière essayait d’ailleurs de prévenir ou au moins d'humaniser, n’empêchaient pas cet organisme de fonctionner (cf. Roux 1979, 53). Au reste, il faudrait encore prouver l’existence de conflits ou de guerres entre les cités de l'Hellénion, qui, sauf erreur de notre part, ne paraît pas attestée à l’époque archaïque et jusqu'à l’époque de la Guerre du Péloponnèse. A vrai dire, si la Dodécapole ionienne avait certes les caractéristiques d’une amphictionie, elle était aussi autre chose, une ligue politico-militaire, pouvant fonctionner entre autres contre une menace extérieure. C’est ce qui fait son originalité (Roebuck 1955, 26-40, n’en a pas pris conscience ; la meilleure étude reste celle de Caspari 1915, 173-188, on pourra consulter aussi Huxley 1966, 47-48, 146 et 153). La ligue existait déjà apparemment au moment de la guerre entreprise contre Méliè (v. 700 a.C. peut-être), cf. Vitruve, De l'architecture, 4.1.4-5 ; IPriene, 37, 1. 53-59 (cf. Welles, RC, 7). L’opinion de Roebuck 1955, 32-33, sur la Guerre Méliaque, selon laquelle on ne connaît pas d’arbitrage par des ligues avant la Ligue Hellénique de Philippe de Macédoine se heurte à Tod2, 113 (cf. infra) qui concerne justement la Ligue ionienne. Rôle de la Ligue dans la résistance à Cyrus : Hdt. 1.141 (les Ioniens, Milet mise à part, tiennent conférence au Panionion) ; dans la révolte de l’Ionie, cf. en part. ibid., 5.108-109, référence à des délibérations communes engageant la Ligue des Ioniens, τὸ κοινὸν τῶν Ἰώνων. La traduction de Legrand (CUF), “le conseil commun des Ioniens” est inexacte : la formule réapparaît dans les inscriptions hellénistiques et désigne bien la Ligue des Ioniens, cf. ex. gr. Syll.3, 368, I, 1. 1, etc. (289/288 a.C.) ou encore IPriene, 55, 1. 7 et 9 (128/127 a.C). Cependant, l’existence d’une boulè fédérale à l’époque de la révolte de l’Ionie au moins reste problématique : cf. Hdt. 5.108, et 6.7, envoi, à titre exceptionnel sans doute, de probouloi des cités ioniennes au Panionion à la veille de la bataille de Ladè (voir Caspari 1915, 181 et Ruzé 1974, 449), sans que, à notre sens, cela exclue nécessairement l’existence d’un conseil commun en temps ordinaire (la première attestation de ce conseil se trouve dans IPriene, 139. décret de la boulè des Ioniens antérieur à 355). Sur le Panionion (et son bouleutérion), voir l’étude de Kleiner et al. 1967 (l’inscription publiée ibid., 45, a été reprise par Sokolowski 1970, 109-112, mais voir Robert 1971, nº 582). Sur la Ligue au début du ive s., voir Tod2, 113 : à une date qui se situe entre 391 et 388, la Ligue reçoit du satrape d’Ionie la charge de régler le différend territorial qui oppose Milet à Myonte. Les cités de la Ligue, dix vraisemblablement (il y a en fait une lacune dans l’inscription), puisque Milet et Myonte ne sauraient évidemment avoir part au jugement, nomment chacun cinq juges, leur verdict devant être ratifié par le satrape. Globalement, si, de fait, la Ligue ne semble pas avoir un grand rôle politique aux époques tardives, il n’en était vraisemblablement pas de même, aux époques anciennes (c'est-à-dire jusqu’à la révolte de l’Ionie), quels qu'aient pu être les antagonismes entre cités.

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129

Nomination des hiéromnémons, mais aussi des pylagores (ou agoratres) ou des naopes (en nombre variable pour ces deux derniers collèges) par les cités des peuples amphictioniques (voir en détail Roux 1979, 12 sq., 20 sq., 102 sq.). Vu leur importance et la nature même de leur charge, les prostatai de l'emporion, à Naucratis, devaient sans doute former un collège dont le nombre des membres était lixe, avec répartition proportionnelle entre les cités, comme ce devait être le cas vraisemblablement aussi pour le conseil de gestion du sanctuaire. Voir Roux 1979, 34-35 en particulier, sur l’importance décisive des votes au sein du conseil amphictionique. A Delphes, le système institutionnel est manifestement très ancien, cf. Roux 1979, 29-30 en part.

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130

Voir aussi infra. § 2.4, sur la nomination des prostatai rhodiens.

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131

Cf. Roux 1979, 24-26, sur la durée variable, selon les cités, des mandats donnés aux hiéromnémons, qui, en outre, n'entraient pas en charge au même moment, du fait de la diversité des calendriers.

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132

A comparer avec les conditions de séjour des magistrats amphictioniques à Delphes, cf. Roux 1979, 35. Au reste, quel que soit le parallèle qu'on puisse faire avec d'autres organisations amphictioniques, et avec l'amphictionie pyléo-delphique en particulier, il ne saurait être question d'en conclure, avec ce dernier exemple, que, dans la mesure où Delphes était une cité, tel devait être aussi le cas pour Naucratis. Au reste la cité de Delphes restait propriétaire du sanctuaire d’Apollon, tout en partageant sa gestion avec l’amphictionie, dont elle constituait elle-même l’un des douze “peuples”. On ne signale rien de semblable pour les Grecs résidents de Naucratis.

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133

Dans la première des trois propositions (toutes trois construites avec le verbe ἀγγράψαι, 1. 6-7 ; 1. 15-16 ; 1. 20), Δαμόξενον Ἕρμωνος est le complément d'objet, placé en tête ; dans la seconde, le sujet est après le verbe, l’objet (l’inscription de Damoxénos comme proxène) étant sous-entendu, puisqu'il s'agit simplement d'inscrire le double de la stèle lindienne, pour le placer dans l'Hellénion de Naucratis. Si Π[ο]λυ[κλ]έα Ἁλιπόλιος était complément d’objet, la phrase n’aurait aucun sens, car on voit mal quels seraient les honneurs accordés à Polyklès (en principe toujours accordés de manière spécifique à un individu précis), et on ne comprendrait pas pourquoi, dans son cas, la stèle serait dressé seulement à Naucratis. Comme il est fréquent pour la proposition précisant les conditions de publication d’un décret, le sujet est ici placé après le verbe.

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134

Cf. la dédicace des “descendants de Thallis et d’Halipolis”, Lindos, 582 (fin du ve s.), au Boukopion de Lindos. Le nom Halipolis n'est pas autrement attesté à Lindos ou à Rhodes.